Scie on parlait musique?

Publié le par Vana

Cet article participe à l’événement inter-blogueurs « Voyager blogs » organisé par le blogfromside2side.com et dont voici la présentation pour cette 3ème édition : 2 ou 3 expériences musicales étonnantes en voyage

 

Il est des journées dont on se souvient sans pouvoir s'empêcher d'avoir la banane (=grand sourire tout en dents). Mon dimanche à Silverton en octobre dernier ( le 27 octobre 2012 si je veux être tout à fait exacte) en fait partie. Que s'est il passé de notoire ce jour-là? Rien de très inhabituel pour un résident de Broken Hill à temps plein, mais pour moi une expérience mémorable.

A ce moment là, j'étais à une semaine de quitter l'Australie et je travaillais au Palace Hotel de Broken Hill. Le dimanche étant mon jour de repos, je m'étais couchée tard la veille (où tôt le matin ça dépend du point de vue) et j'ai reçu un premier appel à 11h de SJ qui me proposait de la retrouver pour boire un café. Trouvant l'idée fort tentante, je me préparais donc, quand, dix minutes plus tard j'ai reçu un deuxième appel de Jess, me disant: «On va à Silverton avec Colin et Shaun, on passe te prendre dans dix minutes, puis SJ et en route!».


Nous voici donc entassés, à cinq, dans une petite voiture de type AX, qui sert parfois de chambre d'appoint au propriétaire. Nous sommes donc un peu serrés à l'arrière, sans compter que sur nos genoux se trouve un étui en bois qui contient... un instrument de musique un peu particulier... La route tout en nids de poule et dos d'ânes se passe plutôt bien compte tenu de l'état des amortisseurs plus qu'approximatif et de la chaleur étouffante.

P1060150Nous arrivons, une demi-heure plus tard, devant le pub de Silverton, où se tient une kermesse de bienfaisance. Là, nous croisons le chanteur qui était venu jouer la veille au Palace: il donne un concert dans le «beer garden». Bon, ce n'est pas guindé, loin s'en faut, c'est plus une ambiance réunion de famille autour d'un barbecue avec des gamins qui courent partout, voire montent sur scène et se dandinent sans que les parents ne lèvent le petit doigt. Pendant que l'artiste joue sur scène, Shaun ouvre son étui et commence à déballer précautionneusement son instrument en me disant, « je m'y suis mis en autodidacte après avoir vu un film français Delicatessen ». Ma première réaction fut plus de me dire, «pinaise, un australien connaît ce film alors que moi pas, ça craint», plutôt que de comprendre ce dont il était question. Voilà comment, après avoir sorti un chevalet c'est tout naturellement qu'une scie (musicale) suivit.

 

Après avoir fait quelques gammes, enfin si l'on puis dire, assis à sa place, c'est le plus naturellement du monde que le chanteur/musicien (Rusty Bonnett) sur scène a invité notre collègue à le rejoindre afin de l'accompagner pour son prochain morceau. Je dois dire que le cadre, le temps, l'ambiance de cet après midi ont contribué à rendre ce bœuf encore plus particulier je pense. Il s'agissait en plus, de mon dernier week-end aux antipodes (le week-end suivant, c'était l'enterrement de vie de jeune fille de ma sœur, rien à voir du tout) ce qui, à mon avis me rend parfaitement partiale. Ceci dit, je suis d'avis que rien ne vaut un extrait, afin que vous puissiez en juger par vous même (voui je sais je suis fantastique et non mes chevilles ne gonflent pas).


 

 

 

La seconde expérience musicale à caractère tout à fait unique qui me revient en mémoire, remonte à l'année 2000 (Septembre si je ne m'abuse), lorsque j'étais en Turquie, à Kusadasi. En cette soirée, j'étais de nouveau avec des collègues (j'étais en stage en clinique à l'époque) et l'un des médecins s'était arrangé pour que les employés de la clinique assistent à une représentation de Carmina Burana.

Jusque là, pas si mal me direz vous, mais encore? Si je vous dis, que cette représentation s'est jouée en plein air, sans aucun autre équipement audio autre que celui «naturel» présent: le théâtre de la cité antique d'Ephèse. Un mot pour résumer la soirée, Magistral. L’acoustique était incroyable, c'est à se demander pourquoi de nos jours les artistes ont besoin de tant d'artifices pour se faire entendre!! La dualité entre cet opéra moderne et l'ancienneté du cadre a contribué à une soirée inoubliable (plus de 12 ans plus tard, j'en garde un souvenir ému). Je me demande toujours cependant si le ténor qui chantait ce soir là n'était pas souffrant, car sa voix, ou plutôt son chant n'était pas fameux, un peu dommage. Le seul conseil utile que je vous donnerai si vous assistez à un événement dans un théâtre antique est de prévoir un coussin, la pierre, c'est dur, à la longue....

Si vous aussi vous avez l'âme voyageuse et musicale, ou si vous souhaitez découvrir d'autres aventures cliquez sur l'image et vous serez dirigés vers le blog organisateur.  Voyagez blogs - le rendez-vous  

Publié dans New South Wales

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